Champ-givre

La vie toute crue

s’est enfouie profond

au champ de l’effroi

 

L’hiver qui piétine écrase ses mottes

la vie ne crie plus

terrée sous sa botte

 

Imagine–t–elle encore un printemps

une bolée d’air épicée de vent 

et le goût de mordre au fruit de l’instant ?