03 novembre 2014

Courir c'est mourir un peu

    Je cours je cours après le temps perdu car bien plus lièvre que tortue pour une sieste sous les pins j'ai des faiblesses dans le râble   Je cours en dilettante convaincue qu'on passe au cou de la tortue l'or des médailles et leur enfer moi j'ai l'Olympie buissonnière   Je cours mais ni vu ni connu si  je n'ai pas eu le courage ni les vertus de la tortue j'ai savouré entre deux trains entre deux bonds le paysage je n’en suis pas encor repue
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03 novembre 2014

Le jeu de dieu

    Si je me prenais au jeu sous le porche des promesses je vendrais mon âme à dieu l’espoir vaut bien une messe   Sur la terre comme au ciel si je me prenais au jeu j’égrènerais des noël pour des moineaux souffreteux   Du front d’un monde lépreux je laverais les injures si je me prenais au jeu dans un bénitier d’eau pure   Mais pardonnant les offenses du barbon à l’œil vicieux je condamnerais l’enfance en me prenant à ce jeu
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02 novembre 2014

Festins de fleurs

  Aux portes de ce jardin tous les fleuristes du monde viennent nous tendre la main et repeindre nos chagrins   Carrousel enjuponné d'un étrange carnaval camaïeux de têtes rondes l'ocre épouse le carmin   Jeu des chaises musicales cyclamens et chrysanthèmes convolent dans les allées banquètent autour des dalles   Farandole des vivants accolades et baisers sur le ventre des défunts crissent les graviers du bal   Ni corolles ni parfums rien ne trouble  ne... [Lire la suite]
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01 novembre 2014

Je vous attends

    Aux naseaux frémissants du vent j’ai jeté vos noms en pâture Ô mes amis je vous attends dans les nœuds de sa chevelure    La mer a beau rouler sans fin ses galets ronds devant ma porte ne s’usera jamais la faim de vous revoir qu’elle m’apporte   Les griffes des ajoncs fleuris tendent vers vous mon impatience la bruyère étale un tapis sous vos pas que ma joie devance   L’écho de nos galops d’antan cogne aux quatre coins de mon ciel l’éclat de vos rires-piments vient rallumer nos... [Lire la suite]
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31 octobre 2014

Dans le noir

    Tu es le chant je suis l'écho de nos ombres léchant les murs   Tu es le pas je suis le porche et de ta bouche le baiser   Tu es le frisson qui s'accroche à la rampe de l'escalier le bruit de mes clés dans ta poche   Je suis le brouillon de ta hâte et  notre soif exaspérée quand  soudain plonge dans le noir le palier entre deux étages   Je suis tes mains sous mon corsage le halètement étouffé d'une source son  babillage   Tu es mon cri mordu mouchard ... [Lire la suite]
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30 octobre 2014

Les Hortensias

  Glorieux prélats les hortensias sont au bord de l’apoplexie parés de pourpre cardinale apothéose en camaïeu donnent un dernier festival dressant les mauves et les bleus autour d’un somptueux festin où se diluent des lies de vin avec la rosée du matin 
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30 octobre 2014

Brocéliande

    Brocéliande ta lande ébouriffée d’ajoncs –Mille épées d’or plantées aux chairs des roches rouges– dévale jusqu’au pli secret de tes vallons où sourdent les eaux vives aux écailles de fer   Tes vieux chênes retors suffoquent sous la mousse décrossent des fougères au creux de leurs aisselles et sous un pont de pierre se dérobe farouche –nymphe ou bien libellule–   un bleu battement d’ailes
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29 octobre 2014

La perluète

    La perluète déroule un fil un ruban de soi qu’on noue au cou des rêves échangés un lien qu’on tisse avec les mots à murmurer à partager
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29 octobre 2014

J’ai gardé le goût du pain blanc

        Il y a beau temps, belle lurette je comptais mon âge en printemps ; de mes festins tombés en miettes j’ai gardé le goût du pain blanc.     Hardie, prenant le mors aux dents entre galops et galipettes sous mes sabots giclait le vent il ya beau temps, belle lurette.     J’étais la muse d’un poète main dans la main, tendres, confiants, nous musardions à l’aveuglette, je  comptais mon âge en printemps.     Nous ne savions pas qu’au tournant, au... [Lire la suite]
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