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Le silence a peuplé de rides le désert

et semé des cailloux à la place des mots

 

Ça et là dans le sable

une rose de pierre

cherche à sculpter le vent

effeuille les échos de ces fêtes anciennes

dont la mémoire peine à sauver des lambeaux

                                                   

Tourbillons de poussière

une poignée d’os nus

broyée dans sa spirale

s’en retourne au néant d’une nuit souveraine

 

Le vent n’a plus de chair

la musique s’est tue

et sur la joue du monde un sablier ruisselle