la rentrée 2

 

Qu'il serait doux d'entendre

les cris de craie des mouettes

nous vrillant les tympans sur l'ardoise du ciel

 

L’odeur des pins froissée

par le vent des falaises

délivrerait les rues de leur haleine rance

 

Il serait doux d'oser fleurir nos boutonnières

du chardon à l'œil clair qui mitraillait la dune

de ses poignées de braise

 

La semelle au long cours

des sandales fanées qui flânaient sur les grèves

serait douce à traîner sur le béton des cours

 

Traçant le mot "rentrée" dans sa coque de nacre

le bel été renâcle à prendre son cartable

affecte de sortir

à la façon des crabes

poivrant de sable en  grains les pavés de septembre