Carl Larsson

 

Trilles de cris d’enfants au travers d’une haie

giclées de citron vert

qui trouent le mur du temps

 

Leurs ailes souffletant les joues rondes du vent

des migrations d’oiseaux remontent les étés

vers nos jeudis d’antan

 

Mêmes cris

mêmes rires

aux deux bouts de l’allée

 

Sa course suspendue à l’heure du goûter

un vélo délaissé

épuise doucement son fredon 

en roue libre