crique-chemoulin-saint-nazaire

De tes embruns légers
délicate sueur
je lèche sur ma peau les fins cristaux qui brillent
avant de me laisser glisser
comme une fille aux mains de son amant
ignorant quel tueur la tient sous son emprise
féroce démembreur de digues et de grilles !

Tu m'enlaces
. ................me lies
............................me berces ..................

.......................                tu babilles

je frissonne charmée oubliant les lueurs
de ta prunelle fauve

Ivresse fugitive…

Courant sur les galets une lame furtive
croque un bout de falaise
arrachant ses genêts

Demain mes os blanchis fleuriront ce repaire :
notre crique écartée où les vents se fanaient
quand j’y venais goûter ton amour qui me perd