pause-tendresse-Gerald GOLE

C’est la tendresse au doux pelage

qui s’installe sur nos genoux

comme une bête familière

use du lit de l’amour fou

 

Elle réchauffe nos hivers

en  s’enroulant à notre cou

 

C’est un bijou de quatre sous

la fleur de givre

à la fenêtre

qui enchante les aubes floues

quand la journée peine à renaître

engourdie

dans ses draps pilou

 

C’est ma tendresse qui s’alarme

d’un rien

d’un faux pas

d’un soupir

tremblant de lire un morne aveu

au miroir sans tain de tes yeux

 

C’est ta tendresse qui désarme

délie les nœuds de mes aigreurs

ton sourire

efface une larme

et ravive en nous la ferveur

d’un pastel

qui virait

pâli

au gris narquois des vents coulis