taraf_de_haidouks

 

Nomade tu m’envoûtes

dans tes veines les routes

brûlent du sang des cuivres

enfiévré de violons

 

Nomade tu m’enchaînes

à la musique reine

qui glisse ses pieds nus

des patios andalous aux portes de l’Ukraine

 

Nomade tu me soûles

quand l’accordéon roule

bord sur bord et divague

j’ai le cœur qui chavire

 

Nomade tu me touches

et je voudrais manouche

semer un peu d'espoir au fond de tes yeux noirs

et quelques mots d'amour au bord de ce trottoir